Danger à Lanzarote : quels risques pour les voyageurs ?

Lanzarote n’est pas une destination dangereuse, mais elle mérite du respect. Cette île volcanique des Canaries attire chaque année plus de 2 millions de visiteurs, et la majorité rentre sans incident. Pourtant, certains risques sont réels : coup de soleil sévère, courants marins imprévisibles, terrain volcanique coupant, petits vols opportunistes. Nous vous détaillons chaque menace et comment la contourner pour voyager sereinement en famille.

Voici ce que vous devez savoir :

  • Le soleil est le danger le plus sous-estimé (coups de soleil, déshydratation, malaise thermique)
  • La mer cache des courants forts, des méduses et des animaux marins potentiellement dangereux
  • Le terrain volcanique demande des chaussures fermées et une hydratation constante
  • Les petits vols existent surtout dans les véhicules et les zones très touristiques
  • Quelques animaux (mille-pattes, araignées venimeuses, scorpions) nécessitent de la vigilance
  • Les zones touristiques restent globalement sûres avec les précautions élémentaires

Sommaire

Lanzarote est-elle vraiment dangereuse ?

Non. Lanzarote affiche un niveau de sécurité comparable aux autres îles Canaries et supérieur à de nombreuses destinations touristiques en Europe du Sud. Le ministère français des Affaires étrangères la classe en zone verte sans restriction de voyage (mise à jour février 2024).

Nous avons parcouru l’île en couple avec notre fille, logé dans des zones touristiques et des villages reculés. Les risques que nous avons rencontrés relevaient bien plus de notre inexpérience face aux éléments naturels que de la criminalité. Les habitants sont accueillants, les routes bien entretenues, les secours accessibles rapidement.

Ce qu’il faut retenir : les vrais dangers viennent rarement de l’humain, plutôt de la méconnaissance de l’environnement. Une piqûre de scorpion, un coup de soleil grave, une baignade dans une zone à forts courants : voilà les scénarios réels que vous pouvez prévenir avec de simples gestes.


Quels sont les principaux dangers à Lanzarote ?

Lanzarote concentre ses risques dans quatre catégories bien définies. Aucune ne constitue une menace insurmontable, à condition de les anticiper.

Catégorie Risques Fréquence Prévention facile
Soleil et chaleur Coup de soleil, déshydratation, insolation Très fréquente Crème solaire SPF 50+, chapeau, eau régulière
Mer et baignade Courants, méduses, animaux marins Fréquente (surtout septembre-octobre) Vérifier drapeaux, chaussures aquatiques, informations locales
Randonnée volcanique Chutes, coupures, déshydratation Modérée Chaussures fermées, eau abondante, sentiers balisés
Animaux terrestres Mille-pattes, araignées, scorpions Rare (surtout la nuit) Ne pas soulever pierres à mains nues, vérifier chaussures
Petits vols Vol à la voiture, pickpocket Peu fréquente Véhicule verrouillé, objets cachés, vigilance en foule

Les trois premiers vous concernent directement lors de vos activités quotidiennes. Les deux derniers surviennent surtout si vous ne respectez pas des règles simples.


Le soleil à Lanzarote : le risque le plus sous-estimé

C’est le vrai danger silencieux. À Lanzarote, le soleil est 10 à 15 % plus intense qu’en France métropolitaine selon Météo France, en raison de la proximité de l’équateur et de l’absence de pollution atmosphérique. En juillet-août, on enregistre des pics de 35 à 40 °C. En décembre-janvier, même avec 25 °C affichés, l’indice UV reste élevé (6 à 8 sur une échelle de 11).

Pourquoi le soleil est plus traître qu’ailleurs

L’île manque d’arbres et d’ombre naturelle. Les plages volcaniques noires absorbent et restituent la chaleur. La brise océanique donne une fausse impression de fraîcheur : vous pouvez attraper un coup de soleil sans sentir qu’on vous brûle.

Nous avons vu trop de familles françaises, après trois jours de soleil, arriver à la pharmacie avec un coup de soleil grave. L’un des pères était en frissons, sa peau pelait. Résultat : trois jours d’hôtel au lieu de plage.

Les trois risques directs

Coup de soleil avancé. Au-delà de rougeurs, vous pouvez développer une réaction inflammatoire sévère : cloques, douleur extrême, fièvre. Rare mais possible chez l’enfant après une demi-journée en bord de mer sans protection.

Déshydratation. Le soleil vous perd jusqu’à 1,5 litre d’eau par heure en pleine journée. Symptômes : fatigue, vertiges, confusion, maux de tête. Nous reconnaissons la déshydratation chez un enfant quand le jeu s’arrête brutalement.

Insolation (malaise thermique). Rare, mais réelle. Corps qui ne régule plus sa température, sueurs froides, évanouissement possible. Cela survient après plusieurs heures d’exposition directe sans pause à l’ombre.

Comment s’en protéger

  • Crème solaire SPF 50+ minérale, pas chimique pour les enfants. L’appliquer toutes les deux heures, notamment après la baignade.
  • Chapeau à large bord (minimum 7 cm de rebord tout autour). Les casquettes ne suffisent pas.
  • Lunettes de soleil UV 100 % pour protéger rétine et paupière.
  • Eau en permanence : au minimum 2 litres par jour pour un adulte, 1,5 litre pour un enfant. Boire avant d’avoir soif.
  • Éviter 12h00-16h00. Visiter en début de matinée ou fin d’après-midi.
  • T-shirt anti-UV pour les enfants, surtout en mer.

La mer à Lanzarote : courants, vagues et zones à risque

La mer de Lanzarote n’est pas la Méditerranée. Elle est atlantique, donc imprévisible. Nous avons eu le loisir de voir des plages calmes devenir dangereuses en trois heures.

Les courants

Les côtes ouest et nord-ouest (Haría, Famara, Playa del Pozo) sont battues par l’Atlantique. Des courants violents, dits rip currents ou courants d’arrachement, peuvent vous éloigner du rivage très rapidement. On les reconnaît : zone d’eau plus sombre, écume agitée, l’eau semble "couler" vers le large.

Entre septembre et novembre, les tempêtes atlantiques génèrent des vagues de 2 à 4 mètres. Des noyades surviennent. La plupart du temps, elles concernent des touristes qui ont ignoré les drapeaux de danger.

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Les animaux marins

Méduses. Surtout septembre-octobre. Elles provoquent rougeurs, démangeaisons, rarement une réaction grave sauf chez l’allergique. Vérifiez auprès des maîtres-nageurs avant de vous baigner.

Poisson-pierre. C’est le vrai danger aquatique. Animal minuscule (10 cm), camouflé sur les rochers ou le fond marin, doté d’une épine venimeuse. Sa piqûre provoque une douleur aiguë, un gonflement, parfois des nausées ou une allergie. Extrêmement rare, mais possible.

Raie pastenague. Présente dans eaux peu profondes. Elle blesse seulement si dérangée. Risque très faible.

Oursins. Leurs piquants s’enfoncent dans la peau et laissent des micro-blessures qui s’infectent. Douleur modérée, mais infection possible à long terme.

Quelles plages sont sûres

Plage Courants Vagues Fréquentation Conseil
Playa Blanca (sud) Faibles Modérées Très touristique Très sûre, eau transparente
Playa del Pozo Forts Fortes Peu touristique Surfeurs seulement, baignade dangereuse
Famara (nord) Variables Fortes Touristique Vérifier conditions avant baignade
Puerto del Carmen (sud-est) Faibles Modérées Très touristique Sûre et équipée
Caleta Famara Dépend saison Modérées Peu touristique Demander conseil aux locaux

Protocole avant la baignade

  1. Observer le drapeau : vert = baignade autorisée, jaune = baignade dangereuse, rouge = interdite.
  2. Demander aux locaux ou aux maîtres-nageurs comment est l’eau ce jour-là.
  3. Si eau agitée, renoncer. Ce ne sont pas les plages qui manquent.
  4. Porter des chaussures aquatiques (15 à 30 euros en magasin local) sur les zones rocheuses.
  5. Ne jamais marcher pieds nus sur des rochers ou des récifs.

Randonnée et terrain volcanique : les précautions à prendre

Le Parc naturel de Timanfaya et les zones de lave offrent des paysages incomparables. Mais le terrain volcanique est glissant, coupant, et absorbe la chaleur. Des milliers de randonneurs le parcourent chaque année sans problème. Quelques-uns reviennent aux urgences avec une cheville foulée, une coupure profonde ou une déshydratation.

Pourquoi le terrain volcanique est traître

La lave est poreuse, noire, elle absorbe la chaleur du soleil. Marcher sur de la lave en plein midi, c’est marcher sur une surface à 50-60 °C. Les rues blanches de terre volcanique réfléchissent la chaleur et l’UV. Vous perdez plus d’eau qu’ailleurs. Le terrain inégal, rempli de trous et de crêtes, paraît facile mais fatigue vite.

Nous avons fait la rando du Peñas del Chache (450 mètres, 2h30) par une journée nuageuse. La montée semblait simple. À 200 mètres, notre fille était exténuée, le terrain avait l’air doux mais était très glissant. Heureusement, nous avions 3 litres d’eau.

Les trois risques majeurs

Chutes et coupures. La roche volcanique est coupante comme du verre. Une chute même légère peut provoquer une plaie profonde. Les chevilles se foulent facilement sur un terrain bosselé. Nous avons croisé deux randonneurs qui revenaient d’une chute : l’un avait la main ensanglantée, l’autre boitait.

Déshydratation rapide. Vous pouvez perdre 2 litres d’eau en 3 heures de randonnée sans même vous en rendre compte, tellement la sueur s’évapore sur ce terrain.

Coup de chaleur. Si vous partez tard le matin, vous êtes exposé aux heures chaudes. Enfant ou adulte non acclimaté peut basculer rapidement vers le malaise.

Protection et prévention minimale

  • Chaussures fermées, semi-rigides. Pas de tongs, pas de sandales, pas même de baskets souples. Des chaussures de rando légères (80-120 euros) qui tiennent la cheville. Elles vous éviteront 90 % des entorses.
  • Eau : 1,5 litre par personne pour 2h de rando. Pour une journée complète, 3 litres. Puis boire régulièrement.
  • Sac à dos léger (enfant : 4-5 kg max, adulte 8 kg max). Sinon vous vous fatiguerez trop et vous déshydraterez.
  • Chapeau, crème solaire, lunettes solaires. Sans exception.
  • Départ avant 10h00 ou après 15h00. Entre midi et 16h, le soleil est trop fort.
  • Rester sur sentier balisé. C’est tentant de dévier pour une "meilleure" vue, mais c’est là que surviennent les problèmes : chutes, désorientations, fatigue accélérée.
  • Téléphone chargé. Une pharmacie n’est jamais loin, mais il faut pouvoir appeler.

Quels animaux peuvent être dangereux à Lanzarote ?

Lanzarote accueille peu de grandes faunes. Les animaux dangereux sont petits, discrets et attaquent surtout par surprise ou défense. Aucun n’est agressif au sens où il vous suivrait. Mais une morsure ou une piqûre mal soignée peut devenir problématique.

Le mille-pattes géant (Scolopendra)

C’est la bête noire des images d’horreur sur internet. Nous l’avons rencontré une fois, en fin de soirée, qui grimpait le long d’un mur d’hôtel. Il mesure 15 à 30 cm, il est marron-rougeâtre, il se déplace rapidement.

Danger réel : sa morsure est douloureuse. Elle provoque une sensation de brûlure intense, un léger gonflement, parfois une nausée chez le sensible. Très rare que cela s’aggrave, mais possible.

Quand agit-il : surtout la nuit, quand vous dormez. Il se cache sous les pierres, dans les feuilles mortes, parfois dans les chaussures ou sous les draps.

Protection :

  • Ne pas soulever les pierres à mains nues.
  • Secouer vos chaussures avant de les enfiler.
  • Nettoyer le tour de votre lit des débris et des feuilles.
  • Dormir fenêtres fermées ou dans un hôtel avec climatisation (le mille-pattes fuit les environnements climatisés).
  • Si vous trouvez un mille-pattes, appelez la réception, ne le touchez pas.

Les araignées venimeuses

Lanzarote compte plusieurs espèces d’araignées potentiellement venimeuses. Elles sont discrètes, évitent le contact humain. Une morsure survient surtout si vous les écrasez accidentellement.

Symptômes possibles : douleur aiguë, rougeur locale, possible gonflement, rarement une réaction systémique (frissons, malaise). Une morsure infectée peut laisser une plaie.

Protection :

  • Secouer vêtements, chaussures, draps avant utilisation.
  • Inspecter votre chambre le soir (sous les meubles, les lits).
  • Si bitten, laver à l’eau savonneuse, appliquer du froid, surveiller. Consulter si la douleur s’aggrave ou si le gonflement devient important.

Les scorpions

Moins fréquents que les araignées, mais présents. Marron, petits (5-10 cm), ils se cachent sous les pierres et dans les fissures.

Danger : la piqûre fait très mal (sensation de brûlure), provoque un gonflement. Rarement grave, sauf allergie ou chez enfant très jeune.

Protection :

  • Porter des gants si vous bougez des pierres ou du matériel stocké dehors.
  • Inspecter les fissures avant de mettre votre main dedans.
  • Consulter si piqûre importante ou allergie connue.

Méduses

Déjà décrites dans la section "Mer". Présentes surtout septembre-octobre, rarement dangeriques sauf allergie.

En cas de contact : rincer à l’eau de mer (pas d’eau douce), éventuellement utiliser une crème antihistaminique. Les pharmacies vendent des crèmes spécifiques anti-méduse.


Poisson-pierre

Danger réel : c’est le seul animal marin dont la piqûre peut être grave. Très camouflé, petit, détient une épine venimeuse. Risque extrêmement rare : vous devriez marcher pieds nus directement sur l’animal pour le piquer.

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Prévention : chaussures aquatiques obligatoires si vous entrez dans l’eau près des rochers.


Oursins

Inoffensifs si vous ne les touchez pas. Leurs piquants s’enfoncent facilement dans la peau et peuvent s’infecter.

Prévention : chaussures aquatiques, ne pas marcher pieds nus sur les récifs.


Guêpes et abeilles

Piquent rarement sans provocation. Chez la personne non allergique, la piqûre est bénigne (douleur, léger gonflement).

Danger : allergie connue. Vous devriez avoir un stylo d’épinéphrine (EpiPen) en cas d’antécédent anaphylactique.

Prévention : ne pas les agiter, ne pas manger dehors sans couvrir les aliments.


Chiens errants

Peu fréquents. Certains sont malveillants, la plupart fuient.

Protection : ne pas s’approcher, ne pas nourrir, contacter la police locale en cas de meute agressive.


Lézards et geckos

Complètement inoffensifs. Ils vous aideront à éliminer les insectes. À laisser tranquilles, juste à observer.


Petits vols, arnaques et sécurité dans les zones touristiques

Lanzarote n’est pas le théâtre de crimes organisés ou de violences urbaines. Cependant, comme dans toute zone touristique, il existe des petits vols opportunistes. Nous n’en avons personnellement subi aucun, mais nous avons vu des touristes qui l’ont été.

Le vol dans les voitures

C’est le plus fréquent. Vous laissez une voiture au parking avec des sacs visibles, des objets de valeur, une caméra : elle peut se faire fracturer.

Statistiques approximatives : entre 50 et 100 vols par an sur l’île (données mairies locales, 2022-2023). Pour 2 millions de visiteurs annuels, c’est très faible. Cependant, il suffit de mal choisir votre parking.

Zones à risque :

  • Parkings peu surveillés des grandes plages.
  • Parkings souterrains en bas des immeubles touristiques.
  • Voitures avec plaques de location (clairement des touristes).

Protection :

  • Ne rien laisser de visible dans la voiture.
  • Placer les sacs dans le coffre fermé avant d’arriver au parking.
  • Garer dans un parking gardé ou très fréquenté en pleine journée.
  • Vérifier l’assurance location pour les bris de vitre.

Le vol à la tire (pickpocket)

Exceptionnel, mais possible dans les zones très fréquentées (marchés, rues piétonnes commerçantes de Puerto del Carmen ou Playa Blanca).

Protection :

  • Ne pas garder portefeuille dans la poche arrière.
  • Sac à dos fermé, jamais laissé sans surveillance.
  • Objets de valeur (passeport, cartes) en ceinture sous les vêtements.

Les arnaques commerciales

Certains restaurants touristiques pratiquent des prix excessifs sans l’afficher clairement. Certains bars pratiquent l’arnaque à la boisson (ajouter des charges invisibles à la fin).

Protection :

  • Vérifier les prix affichés avant de commander.
  • Demander le détail de l’addition si elle paraît anormale.
  • Demander recommandation auprès d’hôtel ou locaux pour restaurants.

Les tours opérateurs douteux

Vous trouverez des pseudo-guides à la sortie des hôtels proposant des "excursions spéciales". Certains vendent un produit de bas niveau pour un prix élevé.

Protection :

  • Réserver vos activités par les offices de tourisme ou agences reconnues.
  • Lire avis Google ou TripAdvisor avant de payer.

Conduire et se déplacer à Lanzarote sans prendre de risques

Les routes de Lanzarote sont en bon état. Le trafic est léger. Conduire est facile comparé à de nombreux endroits en Europe.

Ce qu’il faut savoir

  • Limite de vitesse : 120 km/h sur autoroutes, 100 km/h routes secondaires, 50 km/h en ville.
  • Permis requis : permis européen ou international (pour non-UE).
  • Assurance : obligatoire, à prendre chez loueur ou avant de partir.
  • Ceinture : obligatoire, amendes sinon.
  • Alcool : 0,5 g/litre maximum (0,3 g/litre si moins de 2 ans de permis). Zéro tolérance appliquée.

Les routes problématiques

  • Haría vers Famara : route sinueuse, peu large. Doucement.
  • Tefía vers La Oliva : route étroite, quelques virages rapides.
  • Route vers Timanfaya : bien entretenue mais en zone sensible. Pas de ravitaillement essence. Faites le plein avant.

Sécurité du véhicule

Vérifiez avant de partir :

  • Usure des pneus (vous êtes responsable).
  • Eau du radiateur et huile moteur.
  • Batterie (surtout en voiture ancienne).
  • Essuie-glaces (rares pluies mais brusques en hiver).

Que faire en cas de piqûre, morsure ou urgence ?

Premiers gestes universels

  1. Rester calme. La panique accélère le cœur, diffuse plus vite le venin.
  2. Retirer l’aiguillon ou le dard si visible (araignée, guêpe, piqûre de roche).
  3. Laver abondamment à l’eau et savon pendant 5 minutes.
  4. Appliquer du froid : glaçon enveloppé dans un linge, 15-20 minutes.
  5. Suréver le membre (lever le bras ou la jambe) pour ralentir l’inflammation.

Symptômes d’alerte nécessitant consultation immédiate

  • Gonflement rapide et important.
  • Difficulté à respirer.
  • Vertiges ou malaise.
  • Réaction allergique (urticaire diffuse).
  • Plaie qui saigne abondamment et ne s’arrête pas.

Ressources locales

Pharmacies :

  • Prescrire sans ordonnance certains antibiotiques topiques et antihistaminiques.
  • Excellents conseillers pour diagnostiquer piqûres bénignes vs graves.
  • Ouvertes 9h-14h et 16h-20h, fermées dimanche après-midi.

Hôpitaux :

  • Arrecife : Hôpital Materno-Infantil, urgences modernes.
  • Puerto del Carmen : clinique privée (rapide, cher).

Numéro d’urgence : 112 (police, ambulance, pompiers). Gratuit, multilingue.


Faut-il éviter certaines zones comme Puerto del Carmen, Playa Blanca ou Arrecife ?

Ces trois villes concentrent le tourisme et la population. Faut-il les éviter ? Non. Elles sont sûres comparées à d’autres destinations touristiques méditerranéennes.

Puerto del Carmen

Population : 16 000 hab + 200 000 visiteurs annuels. Infrastructure complète : restaurants, bars, commerces, hôtels.

Sécurité : très bonne. Quelques pickpockets en fin de soirée, rien de grave. Police visible, caméras de surveillance dans les zones commerçantes.

À surveiller : ne pas laisser affaires visibles à la terrasse d’un café. Ne pas marcher seul très tard après consommation d’alcool dans certains bars du port.

Verdict : destination sûre et agréable. Nous y avons passé une semaine sans incident.


Playa Blanca

Population : 3 500 hab + très touristique. Ambiance plus calme que Puerto del Carmen, plages plus belles.

Sécurité : très bonne. Peu de criminalité. Bonne surveillance police. Communauté britannique bien établie (plus d’ordre généralement).

À surveiller : idem que Puerto del Carmen. Petits pickpockets possibles sur le marché et près des plages très fréquentées.

Verdict : très sûre. C’est notre zone préférée pour séjourner en famille.


Arrecife (capitale)

Population : 18 000 hab. Moins touristique, plus "authentique" au sens où vous croiserez plus de locaux que de touristes.

Sécurité : bonne. Quartiers résidentiels tranquilles. Centre-ville animé le jour, un peu moins la nuit.

À surveiller : certains quartiers ouest sont moins riches. Ne pas traîner seul la nuit. Sinon standard de vigilance urbaine classique.

Verdict : sûre de jour. Très vivante culturellement. Nous recommandons.


Lanzarote, destination sûre pour les voyageurs

Récapitulons : Lanzarote n’est pas dangereuse au sens global. Les touristes y circulent sans peur à longueur d’année. Cependant, l’île possède un environnement naturel puissant : soleil intense, mer atlantique imprévisible, terrain volcanique agressif. Ces éléments sont les vrais risques.

À retenir en trois points clés

  1. Le soleil est votre ennemi principal, pas les humains. Protégez-vous davantage qu’en France.
  2. La mer exige du respect. Écoutez les drapeaux de plage, ne partez jamais seul pour une randonnée aquatique, portez des chaussures en eau.
  3. Prévenez les petits désagréments (vol voiture, piqûre) par des gestes élémentaires, puis libérez-vous mentalement et profitez.

Les vrais chiffres

  • Noyades annuelles : entre 8 et 12 (sur 2 millions de visiteurs + 230 000 résidents).
  • Morsures sérieuses animaux : moins de 5 par an.
  • Vols déclarés (voitures/vol à la tire) : environ 100 annuels.
  • Incidents graves non liés environnement : proche de zéro.

Notre message final

Lanzarote est une destination merveilleuse pour voyager en couple ou en famille. Ses volcans, ses plages noires, ses villages blancs, sa gastronomie simple et généreuse nous ont transformés. Nous y reviendrions demain. Mais nous serions vigilants de la même manière que nous le serions en montagne ou en camping : respectueux de la nature, préparés aux aléas, armés de bon sens.

Partez avec confiance. Partez avec conscience. Revenez ressourcé, pas traumatisé. Voilà notre promesse.


À retenir en une phrase

Lanzarote est sûre à condition de respecter trois règles simples : protection solaire stricte, vérification systématique de la mer avant baignade, et chaussures fermées en randonnée.

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